Karaage street-food
284 rue Sainte Catherine
33000 Bordeaux

06 32 73 54 69


Laissez-nous votre avis

Karaage street-food respecte toutes les mesures de manière strict pour garantir notre sécurité à tous.

Search

PAR LA PUBLICATION DE CET ARTICLE SUR LE SITE INTERNET LA TEAM DE SAMOURAÏ DU KARAAGE REND HOMMAGE A CHEF SOU QUI A TRANSMIS SON SAVOIR FAIRE

SoMa, cantine nippo-fusion du Marais

 

SoMa, comme… South Marais! Avant de vous indigner devant pareil barbarisme et d’aller punir le chef à grands coups de Petit Robert, sachez que Soma est aussi le nom d’une ville nipponne. Et ce minuscule Japon dans le haut Marais, c’est un peu plus qu’une table branchée qui tient les bobos par la barbichette. La preuve, ce jour-là, un gros contingent de gourmets imberbes et de galeristes poivre et sel du quartier faisaient une infidélité à Nenesse, l’indéboulonnable bistrot d’à côté, pour se frotter aux fusionneries débridées de Sourasack Phongphet. “Sou” pour les intimes.

Comme l’inspiration vient en cuisinant, Sou vous promène du Japon à l’Asie du Sud-Est au fil d’un menu “omakase” (selon l’humeur du chef) qui varie suivant votre budget et votre appétit. De l’appétit, vous en aurez forcément pour ces crevettes vivantes de Charente, taillées en un carpaccio soyeux et suave perlé de jus de yuzu, avec les têtes cuites à aspirer comme de puissants shoots iodés; pour ce tartare de daurade, huîtres et poulpe “laotisé” par un trait de sauce nuoc-mâm et un bouquet de menthe et de coriandre fraîches; pour ce black cod (charbonnier d’Alaska) snacké et caramélisé sur les bords après avoir été mariné au miso blanc.

Et des intimes, ce cuistot du Laos en a une sacrée ribambelle, entre les fans de la dernière heure et les nostalgiques de son ancienne adresse, Ploum (prix Fooding 2005), où il débitait des makis diaboliques tout en rinçant les jolies filles au champagne. Derrière le beau comptoir en noyer de dix couverts, entre quatre murs de pierres rhabillés avec charme par les patrons, Frédérique Picallo et Jean-Charles Quillet -ex- Fred & Ginger, Paris (Ier)-, ses clins d’oeil sont toujours aussi espiègles, son look vestimentaire, sévèrement tropical, et ses couteaux, plus affûtés que jamais.

Et si votre appétit décline sur les tempuras de gambas façon gros beignets plombés par une crème de wasabi plâtreuse, vous ne le perdez pas sur le pain perdu. Même avec une râpée de combava et une glace au thé vert qui sèment vos papilles assez loin de vos goûters d’enfance. Heureusement, vous vous y retrouvez sur l’addition, étonnamment sobre pour cet exubérant moment d’exotisme…

Source